Maté
Le chimarrão, une infusion à partager
Le Maté est préparé à partir des feuilles de yerba mate (Ilex paraguariensis), une plante des forêts subtropicales d’Amérique du Sud. Au Brésil, on l’appelle chimarrão ; en guarani, ka’ay. Bien plus qu’une boisson, c’est un rituel social : la calebasse circule de main en main, chacun buvant à la même paille filtrante, la bombilla.
Faites l’achat de ce Maté, en pochette de 90 g ou de 500 g.

« Dans le Rio Grande do Sul, le chimarrão n’est pas une boisson comme les autres : c’est un prétexte pour se retrouver. La calebasse tourne, la bombilla reste la même pour tout le monde — c’est ça, l’esprit du maté. »
Arnaud Sion
Chercheur de vanille et de thés du monde depuis 2010 · fondateur du Comptoir de Toamasina · co-créateur d’Abaçai
Une dégustation en trois temps
| ATTAQUEVégétale, herbacée | |
| CŒURLégèrement amer, torréfié | |
| FONDSèche, persistante |
Une amertume franche qui s’adoucit avec la température de l’eau
Des Guaranis aux Jésuites
L’usage du maté remonte aux peuples autochtones Guaranis et Tupis, qui préparaient cette infusion bien avant l’arrivée des colonisateurs européens. Les Jésuites ont ensuite joué un rôle clé dans sa diffusion, cultivant la yerba mate et l’introduisant dans les régions voisines — d’où son surnom de « thé des Jésuites ». Aujourd’hui, la plante pousse dans les États brésiliens du Paraná, de Santa Catarina et du Rio Grande do Sul, ainsi qu’en Argentine et au Paraguay.
C’est une culture qui reste un pilier économique important pour les régions productrices, souvent intégrée à des systèmes agroforestiers associant le maté au maïs, au soja ou au café — une façon de diversifier les revenus tout en préservant les sols.
Une fois récoltées, les feuilles subissent le sapeco, un séchage rapide qui fixe leur couleur verte et bloque l’oxydation, avant d’être séchées, broyées et tamisées.
Préparer le chimarrão
La cuía — le récipient traditionnel, souvent en bois ou en courge évidée — se remplit aux deux tiers d’erva-mate. On l’incline pour tasser la poudre d’un côté, on l’humidifie légèrement avec un peu d’eau chaude, puis on insère la bomba (la bombilla) en l’enfonçant dans l’erva-mate. L’eau, elle, doit être frémissante — autour de 70 à 80 °C — jamais bouillante, sous peine de brûler les feuilles et d’altérer le goût.
La calebasse se réinfuse plusieurs fois de suite : on ajoute simplement de l’eau chaude à chaque tournée, pour prolonger la dégustation au fil de la journée.
Choisir sa calebasse et sa bombilla
La calebasse traditionnelle est fabriquée à partir de courges, mais on la trouve aussi en inox ou en céramique. La bombilla, cette paille filtrante en métal (souvent en alpaca ou en inox), permet de boire le maté sans avaler les feuilles : choisissez-la avec un filtre adapté à la coupe de votre yerba mate, et une longueur qui correspond à celle de votre calebasse.
Astuce : pour un chimarrão moins amer, essayez la version inversée — placez d’abord la bomba, puis ajoutez l’erva-mate et l’eau par-dessus.
Adoucir ou personnaliser
Pour adoucir l’amertume naturelle du maté, contrôlez surtout la température de l’eau et le temps d’infusion : une eau trop chaude accentue l’amertume. Le maté s’agrémente aussi très bien de lait, de miel ou d’épices selon les goûts, une pratique très courante en Amérique du Sud pour personnaliser sa tasse.
Conservation : dans un contenant hermétique, à l’abri de la lumière et de l’humidité. Comme toute boisson contenant de la caféine, mieux vaut éviter d’en consommer trop tard dans la journée.
Quelle est la différence entre maté et chimarrão ?
Le maté désigne la plante et l’infusion en général ; le chimarrão est le nom brésilien de sa préparation traditionnelle, servie chaude dans une cuía avec une bombilla.
Pourquoi appelle-t-on le maté le « thé des Jésuites » ?
Parce que les Jésuites ont largement contribué à cultiver la yerba mate et à diffuser son usage au-delà des régions guaranies.
Quelle température d’eau utiliser ?
Entre 70 et 80 °C, une eau frémissante mais jamais bouillante, pour ne pas brûler les feuilles.
Peut-on réinfuser plusieurs fois ?
Oui, c’est même l’usage traditionnel : la même calebasse se réinfuse plusieurs fois au fil de la journée.
Comment le conserver ?
Dans un contenant hermétique, à l’abri de la lumière et de l’humidité.

À propos du chercheur de saveurs
Chercheur de vanille et de thés du monde depuis 2010, Arnaud Sion a fondé le Comptoir de Toamasina et est co-créateur d’Abaçai, la marque brésilienne du groupe. Chaque lot de maté proposé sur ce site est sélectionné personnellement par ses soins.
Maté
Pochette 90 g · Pochette 500 g
| Espèce | Ilex paraguariensis |
| Origine | Sud du Brésil (Paraná, Santa Catarina, Rio Grande do Sul) |
| Traitement | Sapeco, séchage, broyage |


